Les années 2020 et 2021 voient remonter drastiquement la faim dans le monde. Terre O Vent a décidé de s’engager dans cette lutte. Nous avons fait le choix de porter notre action sur des territoires que nous connaissons, et dans lesquels nous avons une réelle implantation locale, afin de garantir la traçabilité des dons, l’absence d’intermédiaires, et l’utilisation effective des dons récoltés pour l’achat et la distribution de denrées alimentaires de base.

Plusieurs campagnes de distributions alimentaires ont été menées grâce à la générosité des donateurs.

Notre action vient en soutien sur deux territoires distincts.

Calheta, entre sécheresse et crise économique

Le premier est le petit village de pêcheurs de Calheta, sur l’île de Maïo au Cap-vert. Cette île est marquée par la désertification, la sécheresse qui frappe le pays depuis trois ans, la déforestation et les difficultés d’approvisionnement en eau potable, dont le prix, directement lié aux énergies fossiles, pèse lourdement sur les habitants. Elle est victime de la récession économique globale qui frappe le pays avec la crise Covid-19, mais son isolement et sa précarité la rendent encore plus sensible à cette récession. Dans le village de Calheta, un peu plus de 80 personnes ont été identifiées comme dans une situation de pauvreté extrême au mois de novembre 2020. Ce chiffre est monté à plus de 100 personnes en janvier 2021 car la récession économique ne cesse de s’amplifier.

Distribution alimentaire de janvier 2021

Distribution alimentaire de mars 2021

Le territoire maasaï, privé de ressources par l’arrêt brutal du tourisme

Le deuxième territoire visé est celui d’un village Maasaï dans le district du Killimanjaro en Tanzanie, Lea’s boma. L’anthropologue finlandaise Anniina Sandberg y a développé des liens privilégiés avec les familles qui vivent ici. C’est donc elle qui a constitué le relais des difficultés de ces familles lorsque l’arrêt brutal du tourisme a mis fin à une partie de leurs ressources. En lien avec Native Immersion, média spécialisé dans le Tourisme Autochtone, nous entamons notre action de soutien pour leur permettre d’acheter des sacs de farine de maïs et subsister au mieux jusqu’à une reprise économique minimum. Ce soutien est conduit sur place par une organisation maasaï locale, qui procède aux achats des sacs de farine près d’un fournisseur local, puis à la distribution.

Distribution de février 2021