Concert caritatif 11 mars 2023 à Saverne

MARIANA RAMOS 

Née à Dakar, grandie au Cap-Vert, venue adolescente en France, passée jeune par le rock, influencée par les divas du jazz, Mariana Ramos publie son septième album, douze mornas portées par sa voix singulière.

Avant de chanter, Mariana danse, habitée depuis l’enfance par une chorégraphie farouche et tendre à la fois, certainement nourrie par le carnaval de son île d’origine, São Vicente, le plus réputé du CapVert. Une énergie qu’elle déploie sur scène avec une rare générosité, un peu de rage contenue, qu’elle soit accompagnée de rythmes uniquement acoustiques ou des mélodies plus jazzy. Depuis son premier album en 2001, elle chante les rythmes majeurs de son pays d’origine, morna et coladera, bien sûr, et des rythmes plus mats, brûlants, tels le funana, le batuque, et des cousinages comme la bossa-nova, la samba.

Les critiques de la presse écrite et parlée sont unanimes, Mariana Ramos est une chanteuse solaire. Elle doit probablement au Sénégal, son pays natal, cet enthousiasme et cette vigueur qui la caractérise. Généreuse, Mariana rayonne et occupe tout l’espace le temps d’un concert. Au fil du spectacle, elle parvient à enflammer son auditoire, lui transmettant une partie de son feu sacré.

C’est au Cap Vert, patrie de ses ancêtres, qu’elle trouve son inspiration. A chaque interprétation, elle apporte sa touche personnelle. Lorsque la Franco-Capverdienne interprète les traditionnelles mornas, nous ressentons dans sa voix une émotion particulière.

Mariana est une chanteuse cosmopolite, symbole d’un brassage et d’un métissage réussi. Elle a vécu au Cap Vert dans le quartier populaire de Monte Sossego, élevée par sa grand-mère, à qui elle dédiera d’ailleurs son album « Bibia ». Elle rejoindra ensuite ses parents contraints d’émigrer en France. Toute son enfance sera bercée par un double modèle. Du côté maternel, elle hérite de la passion pour la danse qu’elle pratique dès l’âge de 7 ans et du côté patriarcal, elle est séduite par les rythmes capverdiens composés par son père, Toy Ramos alias Toy de Bibia, guitariste du célèbre groupe « Voz de Cabo Verde ». A sa majorité, elle commence à se produire sur scène, dans un groupe de rock puis dans un orchestre de variété et rejoint un quintet de jazz. A cette époque Mariana a besoin de s’affranchir de ses racines. Elle a soif de découvrir et interpréter d’autres genres musicaux, de Nougaro à Jonasz en passant par Piaf, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan ou Rickie Lee Jones.

Imprégnée de ces multiples influences, la rencontre avec Téofilo Chantre et Nazalio Fortes, jeunes compositeurs capverdiens, s’avère prépondérante et la ramène vers ses origines. Ce sera l’occasion, pour elle, d’une métamorphose et d’une véritable renaissance intérieure. Commence alors une accession inéluctable vers la notoriété.

Après un premier album « Di dor em or » sorti en Avril 2000, elle revient sur scène, au New Morning, Bataclan, Café de la danse, en tournée en Afrique, en Italie et en Grèce, parfois aux côtés de Tito Paris, Téofilo Chantre, ou en première partie de Souad Massi. Mariana est remarquée par l’auteurmetteur en scène Richard Demarcy pour jouer, chanter et danser dans une pièce de théâtre « Oyé Luna » avec plus de 600 représentations en Europe et en Afrique.

Avec « Bibia », sorti en 2004, Mariana offre un CD chaleureux, fruit d’une combinaison de talents : Ano Nobo, le poète Manuel de Novas, Téofilo Chantre le compositeur de Césaria Evora et Toy Ramos son père qui signe quatre belles compositions gorgées de « sodade ».

S’ensuit avec son troisième album « Mornador », une tournée remarquée par la presse, en France, en Belgique, en Italie, au Pays Bas et en Allemagne. Mariana écrit et compose six titres. Le public grandissant la plébiscite davantage. En février 2011, Mariana sort son quatrième opus de douze titres « SuaviDança ». De subtils arrangements soulignent avec élégance sa voix suave et mettent en valeur les rythmes de son Cap Vert. Les cuivres et les cordes s’insinuent avec délicatesse dans les compositions de Toy de Bibia, Téofilo Chantre et Jorge Humberto. Mariana compose deux titres : « Beleza », funana extrait du recueil de poésie de Misà, et « Nzinga Mbandi » qui célèbre l’héroïne de l’Angola dans un duo avec Angélique Kidjo. Huit titres sont écrits de sa main.

Mariana enregistre son 5ème album « Quinta » au Cap Vert. Elle confie la direction artistique à Toy Vieira. Son nouvel album rassemble treize chansons fabuleuses où alternent sa gaité naturelle et un vague à l’âme se délectant du souvenir du bonheur passé, une rêverie ravissante et si simple que les Capverdiens appellent sodade. Elle sera lauréate dans son Pays (Cabo Verde Music Awards) de la meilleure interprète de la Morna.

Après son escale très remarquée par le jeune public avec son 6ème album de 18 comptines du Cap Vert, son producteur ARB Music obtiendra le prix « Charles Cros Printemps 2017 Disques pour enfants » et pourra compter près d’un million de vues sur les magnifiques animations vidéo de l’album.

A l’approche de la nouvelle décennie, Mariana sort son 7ème album, douze Mornas sublimées par son interprétation personnelle. La Morna, seul rythme national de l’Archipel, a rejoint en décembre 2019 le Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO.

Discographie :

« Di dor em or » Morabeza Records / Dam – Avril 2000

« Bibia » Doçura / Lusafrica / Harmonia Mundi – Mai 2004

« Mornador » Casa Verde Productions / Lusafrica / Sony BMG – Janvier 2008

« SuaviDança » Casa Verde Productions / Lusafrica / Sony BMG – Février 2011

« Quinta » Casa Verde Productions / Rue Stendal – Novembre 2015

« Contines du Cap Vert ARB Music – Mars 2017

« Morna » Casa Verde Productions / Quart de Lune – Février 2020

CŒURS à CHŒUR

Ayant produit plus de 100 concerts depuis plus de 10 ans dans la région de Saverne, Cœurs à chœur n’arrête pasde s’étoffer et d’évoluer au fil des années pour toujours se renouveler.Leur répertoire comporte bien sûr, les negro spirituals (chantés par les esclaves noirs) traditionnels ou revisités. Ainsi il chante les versions personnalisées de « Oh when the Saints », « Oh Happy Day », « Hlonolofatsa », Mais il donne tout son talent dans des chants plus contemporains tel que Asimbonanga , stand by me, ou encore plus surprenant par un gospel de Coldplay !

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